Sortie du livre : Un autre monde

Je suis heureux d’annoncer qu’un livre de mes photos est programmé pour être publié fin mai 2026. Le livre s’appelle Un autre monde. Un demi-siècle de photographie, Éditeur : HDiffusion. Il y a 144 photos dans le livre avec des textes écrits par moi. C’est une rétrospective d’un demi-siècle de carrière après la donation de mon œuvre faite à l’État en 2019. La publication de ce livre n’aurait pas eu lieu sans l’aide de la Médiathèque du Patrimoine et de la Photographie (MPP) que je remercie vivement. 


I am happy to announce that the publication of a book of my photos is scheduled for the end of May 2026. The book is entitled Un autre monde. Un demi-siècle de photographie, (Another World. Half a century of photography), publisher HDiffusion. There are 144 photos in the book with texts on each photo written by me. It is a retrospective of my more than fifty years as a photographer after my donation of my archives to the State in 2019. The publication of this book is thanks to the la Médiathèque du Patrimoine et de la Photographie (MPP) to whom I extend my grateful thanks.

Chers Ami(e)s

Chers Ami(e)s,
Chacun essaye de trouver un moyen de s’occuper pendant le confinement. En ce qui me concerne, empêché comme tout le monde de voyager (nous avions planifié un USA tour à partir du 17 mars), et toujours démangé par l’envie de photographier, que pouvais-je faire? Eh bien, le soir (il fait encore frisquet), j’allume le feu de ma cheminée et je photographie les flammes. Et dans la journée je dirige mon appareil vers le ciel et les nuages. Voici donc quatre photos en attendant plus. Enfer et paradis? Ou seulement la beauté du monde, ici à l’intérieur et au dessus de ma maison .

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Donation des archives photos à la MAP

Je suis heureux d’annoncer que je viens de faire don de mon oeuvre photographique à la Médiathèque de l’architecture et du patrimoine—les archives des monuments historiques et du patrimoine photographique de l’Etat (la MAP). Je voudrais remercier spécialement Gilles Désiré Dit Gosset, Conservateur général du patrimoine et Directeur de la Médiathèque de l’architecture et du patrimoine, et aussi Matthieu Rivallin, chargé de collections à la Médiathèque de l’architecture et du patrimoine, pour leur soutien et pour la bonne réception de mes photos chez eux (au magnifique et impressionnant Fort Saint-Cyr)!  (www.mediatheque-patrimoine.culture.gouv.fr)

 

Gilles Caron,  Guinée, décembre 1968 © Fondation Gilles Caron / Clermes

Donation Gilles Caron

Né en 1939, Gilles Caron couvre, comme reporter-photographe, tous les événements dramatiques de son temps : la guerre des Six jours en 1967, mai 68 à Paris, la guerre du Vietnam, les manifestations catholiques et les émeutes de Londonderry en Irlande du Nord, l’écrasement du Printemps de Prague en 1969. Disparu au Cambodge en 1970, il entre dans la légende et devient l’un des photographes français les plus célèbres du 20e siècle, à qui de nombreuses expositions et publications rétrospectives ont déjà été consacrées. Franck Riester, ministre de la Culture, vient d’annoncer à Arles que la veuve et les filles de Gilles Caron ont décidé de faire don de son œuvre à l’État pour qu’elle soit affectée à la MAP.

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Gilles Caron, Guinée, décembre 1968
© Fondation Gilles Caron / Clermes

Denis Brihat, Le petit berger

Donation Denis Brihat

Né en 1928 à Paris, Denis Brihat réalise ses premières photographies à l’âge de quinze ans. En 1955, il passe une année en Inde, où il effectue des reportages d’illustration pour l’édition, qui sont récompensés par le prix Niépce et exposés à la Société française de photographie (SFP). En 1958, il s’installe dans le Luberon (Vaucluse), où il abandonne le reportage et se consacre aux recherches formelles qu’il souhaitait mener depuis quelques années. Ses tirages, grâce à une technique élaborée, deviennent des « tableaux photographiques » destinés à la contemplation. À partir des années 1980, de nombreuses expositions en France et à l’étranger le consacrent comme un maître de son art.
Le fonds donné à l’État se compose d’environ 20 000 négatifs, des planches contacts associées, de 1 200 épreuves de lecture, 150 tirages d’exposition (Inde et Luberon) et de ses archives personnelles.

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Denis Brihat, Le petit berger © Denis Brihat

Donation François Le Diascorn

Né en 1947, François Le Diascorn découvre la photographie en 1977 lors d’un voyage en Inde. Il construit sa pratique photographique sur la durée, n’hésitant pas à passer de nombreux mois dans les pays où il se rend : États-Unis, Inde, Grèce. La photographie de François Le Diascorn cherche à capter l’irréalité du monde, comme ses séries sur les animaux magiques, les anges ou les hommes travestis en arbres.
La donation qu’il vient de faire à l’État se compose de 17 256 films 24 x 36 cm et des planches contacts associées, 20 000 diapositives, 12 000 tirages et 5 cartons d’archives.

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François Le Diascorn, La galerie de zoologie © François Le Diascorn

Portrait of the week #11 : PATTI SMITH ET LENNY KAYE

Cette photo de Patti Smith et de son guitariste Lenny Kaye a été prise, comme celle de David Lynch, pendant la fête célébrant le 20eme anniversaire de la Fondation Cartier. Lire la suite de « Portrait of the week #11 : PATTI SMITH ET LENNY KAYE »

Portrait of the week #10 – David Lynch

Dans ce portrait, le hasard a bien fait les choses et a exprimé l’essence de l’imagerie de l’artiste, son coté onirique, fantastique, expressionniste. Lire la suite de « Portrait of the week #10 – David Lynch »

Only in Paris

Mon ami et confrère Willy Ronis a photographié Paris toute sa vie durant — c’était son sujet principal. Ses images, comme celles de son contemporain, Robert Doisneau, sont pleines de joie et de vie, avec un parfum de tendresse pour les années d’après-guerre. Pourtant Willy avait connu un Paris bien plus sombre : juif, il ne survécut qu’en quittant Paris pour la zone libre où il put se cacher. Paris n’a pas toujours été un refuge, un havre de paix, la Ville Lumière, la destination touristique la plus populaire au monde. Elle a connu des révolutions sanglantes, la violence, la répression, les déportations. Le terrorisme a sévi bien avant les deux attaques terribles de cette année 2015.

Je suis venu à Paris dans les années soixante. J’ai photographié cette ville pendant quarante ans. Jamais je ne me suis senti en danger en parcourant ses rues, appareil à la main. Bien sûr, quelquefois, je me suis fait enguirlandé par des gens qui ne voulaient pas être pris en photo. Mais c’était tout. Mon livre Only in Paris est le résultat de ces années d’errance dans Paris — rencontre avec la beauté et l’étrangeté de cette ville mais jamais sa violence. Je n’errais pas dans les rues de Paris la nuit du 13 novembre — j’étais dans le Sud.

Je suis content d’avoir terminé, l’année dernière, mon projet sur Paris. Je ne suis pas sûr de ce que ma vision de ma ville serait aujourd’hui, ni si je pourrais maintenant photographier Paris avec le même enthousiasme, le même plaisir et la même insouciance qu’auparavant.

(English version)

François Le Diascorn

Portfolio Only in Paris

Only in Paris sur Fnac.com

Portrait of the week #9 – Mère Teresa

Il me fut relativement facile de rencontrer la mère Teresa. Il suffisait de dire “Mother Teresa” à n’importe quel taxi de Calcutta. Nous l’avons trouvée à l’entrée de son institution pour les pauvres, entourée de miséreux. Elle était toute petite, une bosse dans le dos lui donnait un air cassé et il était difficile de croire que des milliers de personnes mettaient leur espoir dans cette nonne minuscule à l’air fatigué et au visage translucide creusé de rides profondes. Mais elle était totalement vivante.
A peine levai-je mon appareil qu’elle m’arrêta d’un « pas de photos, pas de photos, s’il vous plaît. » En ce qui concernait les photos de l’orphelinat et du mouroir, elle me dit qu’elle n’aimait pas que les gens se servent des pauvres pour faire de l’argent. Mais elle finit par se faire convaincre et gribouilla une permission de photographies en déclarant : « si c’est pour augmenter la compréhension et l’amour… » – et elle me laissa la photographier dans l’orphelinat. Je la suivis de berceau à berceau, les sœurs autour d’elle parlant de chaque enfant. Mère Teresa ne se contentait pas de porter les bébés, elle riait et les faisait rire aussi. Il était clair qu’elle les aimait tous vraiment. Soudain l’un des bébés tomba sur le sol. Les sœurs s’élancèrent vers lui mais Mère Teresa fut la première et c’est elle qui appliqua un tissu mouillé sur son visage et le calma. Et elle nous dit : « Le bébé voulait être porté dans les bras. »
Puis Mère Teresa partit, descendant les escaliers avec son sari blanc flottant autour d’elle comme des ailes.

François Le Diascorn

(English version)

Portrait of the week #8 – Ralph Gibson

J’étais plus intéressé et par l’endroit et par les dames nues qui entouraient Ralph Gibson que par lui-même, photographe américain au surréalisme modéré qui dirigeait là un stage dans les carrières des Baux de Provence au début des années quatre-vingt. C’était un lieu extraordinaire où Jean Cocteau avait tourné Le Testament d’Orphée vingt ans auparavant et où s’était suicidé dix ans après, en se tirant un coup de fusil, un des pionniers des projections photographiques, Albert Plécy, dans ces lieux qu’il appelait une « cathédrale d’images ».

François Le Diascorn

(english version)

Portrait of the week #7 – Juliette Binoche

Cette photo a été faite lors du tournage du film maudit Les Amants du Pont-Neuf. Juliette y tenait le rôle d’une clocharde et le metteur en scène Leos Carax avait exigé de l’actrice, qui était aussi sa compagne, de s’enlaidir, de se jaunir les dents, et même, je crois, de les limer. C’est pourquoi elle ne pouvait sourire sur les photos. Malgré tout, elle restait lumineuse et ce fut un grand plaisir de la photographier.

François Le Diascorn

(english version)

Juliette Binoche - Les amants du Pont-Neuf - Leos Carax © François Le Diascorn
Juliette Binoche – Les amants du Pont-Neuf – Leos Carax

La Photographie Française du XXème siècle

J’ai le plaisir de vous informer de la tenue en Italie d’une grande exposition sur « La Photographie Française du XXème siècle » à laquelle j’ai l’honneur de participer.
Elle aura lieu du 24 juillet au 27 septembre 2015 à Pordenone.

L’exposition est constituée par une vaste sélection d’auteurs qui ont caractérisé la Photographie Française du XXéme siècle à travers une série de précieuses œuvres qui proviennent de prestigieuses galeries et collections comme celles de l’Alinari de Florence, de la Scuola di Fotografia nella Natura de Rome, des Galeries Paci Contemporary, Massimo Minini et Ken Damy de Brescia, Martini e Ronchetti de Genes, de la Galleria Civica di Modena, du Château d’Eau, Pôle photographique de Toulouse et des archives du CRAF.

L’exposition a été pensée par le Comité Scientifique composé par Claude Nori, Walter Liva, Jean Marc Lacabe et Roberto Salbitani et est composée par 140 œuvres que les diverses collections et archives ont recueilli au cours des années. Elle représente de façon complète la photographie française du XXème siècle avec une introduction sur la photographie du XIXème siècle.

Les chapitres qui suivent le prologue initial concernent :

Le début du siècle, Atget et le surréalisme (Paul Nadar, Henri Manuel, Louis Meurisse, Robert Demachy, Jacques Henri Lartigue, Florence Henri, Man Ray, Emmanuel Sougez, Hans Bellmer, André Kertesz, Pierre Molinier, Cesar Domela-Nieuwenhuis, Francois Kollar, Brassai, George Hugnet, Denis Colomb, Mark Lacroix…);

La photographie humaniste et le photojournalisme (Gaston Longet, Henri Cartier Bresson, Willy Ronis, Edouard Boubat, Jean Philippe Charbonnier, Robert Doisneau, Izis Bidermanas, Marc Riboud, Paul Almasy, Bernard Rouget, Jean Philippe Charbonnier, Daniel Frasnay, Jeanine Niepce, Gilles Peress, Martine Franck, Philippe Salaun, Leon Herschtritt, Guy Le Querrec, Bruno Barbey, Raimond Depardon, Alain Nogues, Regis Bossu, Susannah Wilshire Torem, Alain Keler, Klavdij Sluban…);

Les photographes artistes
(Lucien Hervé, William Klein, Frank Horvat, Etienne Bertrand Weill, Jeanloup Sieff, Irina Ionesco, Lucien Clergue, Pierre Vallet, Bernard Faucon, Jean Luc Tartarin, William Ropp, Jean Pierre Gilson, Sarah Moon, William Ropp);

La naissance de Contrejour et la Nouvelle Photographie (Claude Nori, Jean Dieuzaide, Arnaud Claas, Claude Batho, John Batho, Francois Le Diascorn, Pierre de Fenoyl, Denis Roche, Jean Pierre Gilson, Bernard Plossu, Denis Brihat, Guy Mandery) ;

La photographie française contemporaine (Christian Lebrat,Vincent Debanne, Charles Freger, André Mérian, Dorothée Smith, Olivier Metzger, Paul Thorel, Gael Bonnefon, Dannis Darzazq, Richard Pak, Richard Dumas, Marie Maurel de Maillé, Eric Rondepierre, Jean Turco, Christoèher Clark e Virginie Pougnaud, Pierre Louis Martin, Gilbert Garcin, Laurent Millet).

L’exposition et le catalogue ont obtenu le patronage de l’ambassadrice de France à Rome Catherine Colonna et du Ministre italien de la Culture Dario Franceschini. Le catalogue aura un texte de salutation du Pésident de la Province de Pordenone Claude Pedrotti, et une introduction de Anne Cartier-Bresson, de Roberto Salbitani (La Photographie Humaniste), de Claude Nori (L’expérience de Contrejour) et de Walter Liva qui résumera les thèmes affontés.